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A peine plus d’un an après la sortie de leur premier album «Clin d’œil», les Jazz Liberatorz ont sorti en 2009 leur nouveau projet «Fruit Of The Past» sur lequel on retrouve à nouveau un plateau d’invités à faire pâlir plus d’un beatmaker: Aloe Blacc, Fat Lip, Mos Def, Declaime, Wildchild ou encore T-Love viennent colorer de leur ryhmes cet album qui confirme (si cela était nécessaire) le talent des trois beatmakers parisiens.

«Fruit Of The Past», comme le suggère son nom, regroupe notamment plusieurs titres qui avaient déjà vu le jour en vinyle ces trois ou quatre dernières années, mais il comporte également plusieurs morceaux inédits, ainsi qu’une quinzaine d’instrumentaux. Autant le dire tout de suite, l’album est de très bonne facture, les grooves sont subtils et lourds à la fois, les ambiances aériennes et les flows percutants. Après une intro façon mixtape, l’élégant «Loop Prisoner» donne le ton et Aloe Blacc nous immerge complètement dans l’album avec son incisif «What’s Real».
Le voyage devient stratosphérique à l’écoute des très soulfuls «Dark Keys» et «What’s Next On The Menu» avant d’amorcer un atterrissage en douceur avec l’excellent «Force Be With You» de T-Love. Les morceaux s’enchaînent et mon ego de beatmaker en prend encore un coup à l’écoute des remixes de 20Syl, de Dela et des Drum Brothers, spécialement invités pour l’occasion à ajouter leur touche aux morceaux de Declaime, Fat Lip et T-Love. Du côté des mc’s justement, l’artillerie lourde est de sortie sur «My Style is Fly» et sur «Back Packers» de l’ex-Pharcyde Fat Lip. Ces deux morceaux raviront à n’en pas douter les fans nostalgiques du groupe phare des années 90 (même s’il est vrai que le flow de Fat Lip a passablement changé). Wildchild, quant à lui, étale ses skills autour de l’ébouriffant «After Party» avant que Declaime n’enfonce le clou sur le très réussi «Music Makes The World Go Round» (que les amateurs avaient déjà pu entendre sur le maxi vinyle sorti en 2007). A noter encore, du côté des instrumentaux, le remarquable travail de production sur «A Paris», «Blue Avenue» ou encore «Slow Down».

Pour ne pas gâcher le plaisir, le son est sublime: rond, chaleureux, lourd et profond à la fois, le travail effectué au niveau des mixs et du mastering ajoute la touche finale à un album qui se doit figurer dans la discothèque de tout amateur de rap jazzy qui se respecte. Vous l’aurez compris, si vous croisez le chemin de cet album, aucune hésitation à avoir, vous pouvez gaillardement cliquer sur «ajouter au panier» et vous réjouir. Pour bien commencer 2010, offrez vous un peu de bonheur et de jazz libérateur…

//Kronos

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